Gabriel était assis à son bureau, à l'usine. Alda frappa à la porte et passa le visage : "Je peux ?"
"Bien sûr, Alda, entre."
"Pardon, Gabriel, tu as déjà eu le temps de vérifier les demandes de Donato ?"
"Oui, elles sont là, avec mes observations. A mon avis, elles sont toutes bien, et même, il devrait... oser un peu plus. On voit bien que Donato est habitué à tout faire tout seul, en économisant. Je ne dis pas qu'il faut jeter l'argent par la fenêtre, mais si on doit faire un lancement grand style, d'après moi on devrait faire l'habillage d'une façon un peu plus... attractive. Enfin, Alexandre décidera. A propos, tu sais à quelle heure il revient ?"
"Non, il a dit qu'il devait parler à son avocat et qu'il ne savait pas combien de temps ça prendrait. S'il tarde, il a promis qu'il appellerait, et si c'est le cas, je te ramènerai moi à la maison. Tu l'as résolu, le problème de ce Colucci ?
"Je crois que oui. J'ai suivi ton conseil. Le vrai problème, c'est son fils, pauvre gamin. Je comprends qu'il ne se sente pas de le mettre dans un institut et qu'il n'a pas l'argent pour payer une assistante pour rester avec lui aux heures où lui et sa femme sont au travail. Alors je lui ai proposé de le muter à un poste qui lui permette un horaire flexible, pour que sa femme ou lui puissent toujours être à la maison. Encore un peu et il se mettait à pleurer, le pauvre homme... il n'en finissait pas de me remercier."
Alda acquiesça : "Alexandre avait raison de dire que tu devais faire le 'fouineur', même si ce métier n'existe pas."
"Bah, assistant du chef ça fait plus professionnel, comme titre, même si c'est aussi inhabituel, je crois. Et ça me plait vraiment... de l'assister !" dit Gabriel en souriant.
"C'est bon de t'avoir de nouveau ici... et bien de vous voir ensemble..." dit-elle avec un sourire doux.
"Oui. Et bien que cela ne fait qu'un an, j'ai l'impression d'être là depuis toujours. Et je suis aussi très bien avec toi, Alda. Ah, ça me manque un peu de ne plus pouvoir t'appeler maman, tu sais ? Quand on est retournés à Lugano, ça m'a fait plaisir, ne serait-ce que pour ça..."
"Je te comprends, ça me faisait aussi plaisir. Mais avise-toi de m'appeler maman ici et... je te laisse imaginer comment les commérages fuseraient !" dit-elle en riant.
Pendant ce temps, Alexandre était dans le bureau de son avocat. Il avait dit à Gabriel que c'était pour un petit problème au sujet de l'usine, mais c'était un mensonge...
"Oh, Alexandre, excuse-moi de t'avoir fait attendre. Assieds-toi. Alors, tu m'as dit que tu as besoin de mon assistance. Un problème à l'usine ?
"Non, Federico, un problème personnel."
"Raconte..."
"C'est possible d'adopter un majeur ?"
"Oui, bien sûr. La loi prévoit cette possibilité."
"Quels sont les pré-requis ?"
"Il faudrait que je vérifie, mais de mémoire le principal est qu'il y ait une différence d'âge d'au moins dix-huit ans entre adopteur et adopté, en d'autres mots, si tu veux adopter un majeur, il faut qu'il n'ait pas plus de trente, trente et un ans..."
"Un célibataire peut adopter ?"
"Pas un mineur, mais pour un majeur, aucun problème, l'adopteur peut être célibataire."
"Bien. Autre chose ?"
"Le juge doit vérifier que les deux partis sont en plein accord, que l'adoption apporte un avantage à l'adopté et si l'adopteur a déjà des enfants majeurs, il faut l'autorisation de ces derniers... En outre, l'adopté acquiert le nom de l'adopteur en complément au sien, et non en substitution comme pour l'adoption d'un mineur ; il ne perd pas les liens légaux avec sa famille d'origine."
"C'est à dire ?"
"Par exemple, l'adopté peut hériter non seulement de l'adoptant mais aussi de sa famille d'origine."
"Parfait. Alors je voudrais que tu me prépares les documents nécessaires pour que je puisse entamer les démarches d'adoption d'un garçon qui a presque vingt ans, fais-moi savoir de quelles informations et documents tu as besoin."
"Je te ferai avoir cela, j'en chargerai un de mes assistants."
Ils parlèrent encore un peu sur d'autres particularités de l'adoption, jusqu'à ce qu'Alexandre en ait une idée claire.
"Je te remercie. Ah... je suis assez pressé, peux-tu faire en sorte de lancer les démarches le plus vite possible..."
"Bien sûr, mais dans l'hypothèse la plus optimiste, cela prendra au moins six mois à partir d'aujourd'hui..."
"Bien, faisons en sorte de faire se réaliser l'hypothèse la plus optimiste, alors..." lui dit Alexandre avec un sourire puis il le salua et il sortit, satisfait.
Gabriel Bettazzi-Spalleri... pensait-il avec plaisir. Oui, ça lui plaisait. Maintenant qu'il savait que c'était non seulement possible, mais aussi facile, il pouvait en parler avec son Gabriel. Il décida qu'il en parlerai d'abord à Alda, puis à Ivano, entre quatre yeux, puis à son garçon, ce soir, peut-être quand ils seraient au lit...
Arrivé à l'usine, il appela d'abord Alda et il lui raconta son projet.
"Oh, Alexandre ! Je trouve que tu fais une chose très belle et très juste. Oui, je suis vraiment contente, autant pour Gabriel que pour toi. Je l'aime vraiment bien, ce garçon : il est encore meilleur que je ne le pensais, et il prend aussi très à cœur le bon fonctionnement de ton usine. J'ai beaucoup d'affection pour Gabriel, et ça me fait plaisir que lui aussi en ait pour moi."
"Oui... je suis content que tu m'approuves. Je tiens beaucoup à ton avis, Alda, tu le sais."
"Tu en as déjà parlé à Gabriel ?"
"Non, je lui en parlerai ce soir. Tu penses que... qu'il fera des difficultés ?"
"Je ne crois pas, au contraire, je pense qu'il sera content. Tu sais, une des choses qui me plaisent chez lui, c'est qu'il ne demande rien, il ne prétend et il ne s'attend jamais à rien, mais il accepte tout de bon cœur. Souvent c'est plus facile de donner que de recevoir, à cause de notre orgueil. Gabriel, si généreux pour donner, en est d'autant plus simple pour recevoir. C'est une âme pure, notre Gabriel !"
Alexandre réfléchit à ce "Notre" dit par Alda. Oui, dans un sens c'était vrai, si Gabriel était là maintenant, s'il était son garçon, il le devait en grande partie à Alda... et d'un certaine façon, il était aussi une peu 'à elle'...
"Alda ?"
"Oui ?"
"Tu n'as jamais pensé à te remarier, toi ?"
Elle rit doucement : "Non... non, vraiment. Je n'en sens pas... le besoin. Tu vois, je peux te sembler sentimentale, mais je me sens encore mariée à mon Gianni... je ne pourrais pas me donner à un autre homme... pas même... pas même pour une nuit."
"Et... ça te plairait que Gabriel soit ton fils ?"
Alda le regarda, un peu surprise par la question : "Oui... Je le vois déjà un peu comme un fils... je l'aime beaucoup. Tu sais, un peu avant que tu reviennes, il m'a dit qu'il aimerait pouvoir m'appeler maman, et pas seulement quand on 'joue' pour les Gerbini... Ça m'a émue."
Alexandre acquiesça : "Oui, on ressemble vraiment à une belle famille, non ? Mais... et si on l'était vraiment ? Sans changer nos rapports, je veux dire... sans que toi et moi ne fassions... rien, tu n'accepterais pas d'être ma femme ?"
Alda le regarda stupéfaite : "Tu veux dire... tu es en train de dire..."
"Oui, tu m'épouserais ? Tu sais que je ne suis pas en train de t'offrir de... de venir dans mon lit. Tu sais qu'il est déjà... occupé. Mais si tu étais ma femme et que tu venais vivre avec nous à la villa... Gabriel pourrait te dire maman sans que personne ne s'étonne... On pourrait retourner chez les Gerbini ou les inviter sans avoir à jouer... qu'en dirais-tu ?"
Alda restait sans mots. Elle secoua plusieurs fois la tête, puis elle dit à voix très basse :"Tu... tu y as bien pensé, Alexandre ?"
"Non, c'est une idée que je viens d'avoir. Mais on se connaît maintenant depuis des années et j'ai souvent pensé que tu serais une compagne remarquable. Je n'ai jamais pensé à toi de façon... sexuelle, et maintenant je sais, nous savons pourquoi, mais, à part cela, je t'ai toujours trouvée délicieuse, j'ai toujours été bien avec toi. Je t'ai toujours bien aimée. Alors, puisque dans nos pièces nous sommes si bien arrivés à passer pour une belle famille, pourquoi ne pas le devenir pour tous, et aux yeux de la loi ?"
"Alexandre, tu m'a prise complètement par surprise... Moi aussi je suis très bien avec toi, et je te suis très affectionnée, mais..."
"Mais tu as dit que parfois ça te pesait de vivre seule, non ? Pourquoi ne pas venir vivre avec nous ? Et si on se marie, personne ne pourra médire sur toi, ni sur nous..."
"Ni sur Gabriel ni sur toi non plus..." remarqua Alda.
"Ce n'est pas pour ça que je te demande de m'épouser..." dit vite Alexandre qui vraiment n'avait pas pensé à cela.
"Oui, je sais, je sais bien... Je te connais assez, maintenant." Répondit-elle avec douceur, "Mais, tu vois, tu m'as pris par surprise, comme je t'ai dit..."
"Quels sont les aspects de notre vie ensemble qui ne te convainquent pas, Alda ? En devenant ma femme et en venant vivre avec nous, tu pourrais poursuivre ta propre vie comme maintenant, tu m'aurais juste sur le dos un peu plus longtemps dans la journée..."
"Non, il n'y a pas des aspects qui ne me convainquent pas, Alexandre. Et si tu avais voulu m'épouser pour... pour faire l'amour avec moi, je t'aurais dit non car, comme je t'ai dit, je me sens encore unie à mon Gianni. Et l'idée d'être appelée maman par Gabriel ne peut que me faire plaisir... Et pouvoir aller me promener dans Bologne à ton bras flatte aussi un peu ma vanité féminine, j'avoue... Prendre soin de vous et savoir que vous prendrez soin de moi, ne peut que me faire plaisir..."
"Et alors ?" lui demanda Alexandre en lui prenant la main.
"Alors... je t'ai dit que je voulais y penser un peu..."
"Oui, je comprends... quand tu y auras pensé, donne-moi une réponse, Alda."
"Oui."
"Bien, rien ne presse, mais j'espère que ce sera oui."
"Oui." Répéta Alda avec un sourire doux.
"Quand tu auras décidé..."
"Je t'ai dit oui, Alexandre. Avec celui-ci, je te l'ai déjà dit trois fois. J'y ai pensé suffisamment et la réponse est oui !"
Alexandre s'illumina : "Je peux te prendre dans mes bras, Alda ?"
"Je dirais que c'est le minimum que tu puisses faire, Alexandre. Et même me donner un baiser si tu veux... sur la joue."
Ils se prirent tous deux dans les bras, avec la joie de deux vieux amis qui se retrouvent après longtemps, avec l'affection d'un frère et d'une sœur, et ils étaient tous deux vraiment heureux.
Alexandre eut besoin de tout son self contrôle pour ne pas laisser transpirer son bonheur devant Gabriel. Rentré à la maison, il appela Ivano et il lui demanda de sortir avec lui au jardin.
"Ivano, tu dois te préparer à de grands changements dans les prochains mois..."
"Oui, monsieur ?"
"Tu vois, nous n'avons pas encore fixé la date, mais Alda et moi avons décidé de nous marier..."
Ivano s'arrêta et le regarda, renfrogné : "Mais... et le jeune monsieur Gabriel ?" demanda-t-il d'une voix préoccupée.
"Je ne le lui ai pas encore dit..." dit Alexandre en souriant et en imaginant tout ce qui devait passer par la tête de son fidèle majordome.
"Vous devrez... vous devrez le préparer très bien, monsieur... pauvre garçon... je crois que... je crains que ce sera très dur pour le jeune monsieur... mais j'imagine que... que monsieur y a bien pensé..."
"Tu n'approuves pas, Ivano ?"
"Il ne m'appartiens pas de juger vos décisions, monsieur. Je suis juste inquiet pour le jeune monsieur... Ce sera une véritable gifle pour lui..." dit-il, sérieux.
"Mais non, je ne crois pas. Parce que j'ai aussi chargé mon avocat d'engager la procédure pour que j'adopte Gabriel..."
Maintenant l'homme était confus. Mais il dit : "Pardonnez-moi, monsieur, mais... je crains que le jeune monsieur... ne refuse. Ce n'est pas à devenir votre héritier à quoi il aspire. Le jeune monsieur est vraiment amoureux de monsieur. Que vous ayez décidé d'épouser madame Alda... le fera se sentir... exclus. Exclus de votre cœur, monsieur, en plus de... de votre lit, monsieur."
Alexandre rit, et voir l'expression de plus en plus confuse d'Ivano le fit rire encore plus : "Non... non, mon bon Ivano... Pardonne-moi, et laisse-moi tout reprendre au début. Je n'ai pas la moindre intention de changer mes rapports avec Gabriel. Il est mon amant et il continuera à être mon amant. J'ai l'intention de l'adopter pour lui donner une stabilité, pour garantir son avenir et, grâce à cela, aussi un futur à mon usine. Il sera mon fils pour la loi mais il restera mon amant. Et Alda, tout est déjà clair avec elle, elle viendra vivre avec nous et elle sera mon épouse pour la loi, mais juste une très chère amie pour moi, sans aucun aspect sexuel. Et une maman pour Gabriel, puisque je sais que mon Gabriel la voit déjà comme telle et qu'Alda l'aime bien... Tout est clair maintenant, mon bon Ivano ?"
L'homme était confus, il rougit, mais il était à l'évidence soulagé et content : "Pardonnez-moi, monsieur... un instant j'ai mal pensé de vous, je me suis senti déçu. Je ne suis qu'un vieil idiot...Si tous les trois vous êtes d'accord et contents, je ne peux que me réjouir pour vous et, si vous permettez, avec vous..."
"Tu penses que je fais bien ou mal, Ivano. Sois franc, comme tu l'as toujours été avec moi."
"Bien, monsieur, bien ! La villa sera plus... belle qu'avant. J'estime beaucoup madame Alda, je pense que ce sera une patronne parfaite. Je suis heureux qu'entre vous et le jeune monsieur rien n'ait changé : c'est beau de vous voir ensemble... Villa Serena sera vraiment un lieu serein, plus qu'il ne l'a jamais été. Félicitations, monsieur."
Le soir, quand Alexandre et Gabriel se retirèrent dans leur chambre, le garçon était déjà au lit, nu, et il attendait avec une légère impatience que son homme finisse de prendre sa douche. Quand enfin Alexandre sortit de la salle de bain et entra dans la chambre, Gabriel enleva les draps de sur lui et avec un large sourire plein d'attente, il tendit un bras vers son amant.
"Viens, mon amour... dieu que tu es beau ! Et aujourd'hui tu parais plus radieux que jamais..." lui dit Gabriel.
Alexandre monta sur le lit et le prit dans ses bras, le serra contre son corps nu en lui faisant sentir la force de son érection et il lui murmura : "Je t'aime tant, Gabriel..." et il l'embrassa avec passion.
Leurs langues jouèrent joyeusement, leur main explorèrent le corps de l'aimé. Il se caressèrent, se palpèrent, se frottèrent l'un contre l'autre jusqu'à se retrouver réunis en un parfait cercle d'amour, leurs bouches se donnant mutuellement du plaisir.
Après plusieurs minutes de cette joute d'amour passionnée, Gabriel sentit son propre désir atteindre un niveau trop élevé alors il se retourna, fit se mettre Alexandre sur lui et il s'offrit.
"Prends-moi, mon amour... entre en moi, mon homme ! Deviens mien..."
"Je suis tout à toi..." lui murmura, ému, Alexandre, en s'apprêtant à pénétrer son amant.
"Oui... viens..." murmura Gabriel en écartant au maximum les cuisses et en lui révélant son trou doux et palpitant.
Alexandre descendit lentement en lui, guidé par les mains chaudes de Gabriel, et enfila tout son sexe, dur et frémissant, lisse comme la soie et dur comme le granite. Gabriel, en l'accueillant, lâcha un petit soupir heureux et ses yeux brillèrent, pleins de joie et de passion.
Pendant que l'homme commençait à bouger avec une vigueur attentionnée, et que, pleins de bonheur, ils se regardaient dans les yeux, Gabriel caressait ses muscles glissants, titillait ses tétons, tirait à lui les fesses nerveuses pour se faire pénétrer encore plus à fond à chaque poussée.
"Oh, Alexandre, c'est ce que j'ai attendu toute la journée..."
"Oui, mon amour..."
"C'est si beau de t'avoir en moi..."
"Oui, magnifique..."
"Ne jouis pas vite... je veux jouir de toi longtemps..."
"Moi aussi, mon amour !"
"Tu es si beau... si fort... si mâle !"
"Et toi si doux... si beau... si... à moi !"
Les deux amants bougeaient à l'unisson, passionnément en harmonie. Alexandre se baissa sur Gabriel et, sans cesser de bouger en lui, il l'embrassa passionnément. Gabriel lui suça doucement la langue, en bougeant avec art sous lui pour augmenter leur plaisir à tous deux. Ils gémissaient tous les deux doucement sous l'intensité croissante du plaisir.
Gabriel sentait son plaisir croître à chaque va et vient d'Alexandre, d'abord le ventre plat et musclé qui pressait contre son sexe si dur et pressait doucement ses testicules, puis le membre puissant atteignait sa prostate et là, il en gémissait.
Parfois ils s'arrêtaient pour ne pas risquer de dépasser déjà le point de non retour, un peu haletants, les yeux de l'un magnétisés par ceux de l'autre. Alors ils échangeaient quelques mots d'amour.
"Dieu ce que tu me plais, Gabriel ! Su es si beau, si viril... tu es mon garçon, mon amour !
"Vraiment je te plais ? Vraiment tu me trouves beau ?"
"Oui... beau et sensuel. Rien que te regarder est une joie. M'unir avec toi est une fête, me donner à toi comme ça c'est le pur bonheur. Et chaque fois que tu te donnes à moi, tu fais de moi un vrai homme."
"A moi aussi ça me plait à en mourir de te sentir si fort en moi. Et toi aussi, chaque fois que tu me prends, tu me fais sentir toujours plus viril, toujours plus homme. Oh, mon Alexandre... allez... allez donne-moi ta passion, allez..."
Alexandre recommença à bouger dans son Gabriel, d'abord par de lents va et vient, puis avec de plus en plus de vigueur et de virilité. La douceur du sourire du garçon s'accentuait à chaque poussée. Gabriel se courba jusqu'à arriver à sucer un des tétons d'Alexandre. L'homme gémit avec force, sous l'intensité du plaisir et il mit plus de vigueur à ses poussées dans le trou, petit et ferme, du garçon, grand ouvert pour l'accueillir avec bonheur.
Ils alternèrent des moments de poussées passionnées et fortes et des moments d'arrêts tendres et extatiques, des moments de passion brûlante et des moments de tendresse rêveuse. Parfois ils échangeaient des phrases de passion et d'amour, et parfois ils ne laissaient parler que leurs corps...
Pendant leurs répits, parfois Alexandre se glissait hors du chaud canal de son amant pour se dédier avec la langue, les lèvres et la bouche, au sexe dur de Gabriel, à ses fermes testicules contractées contre la racine du membre. Puis il plongeait à nouveau en lui et il reprenait sa chevauchée débridée.
Parfois ils échangeaient des baisers intimes et profonds, pleins de passion, de tendresse et d'un désir qui ne faisait pas signe de diminuer. La lumière diffuse de la chambre éclairait leurs corps, faisant doucement ressortir leurs formes viriles. Leurs yeux brillaient comme des pierres précieuses sur le velours de leur tendre sourire.
Quand Gabriel se sentit trop proche de la jouissance finale, il fit signe à Alexandre qui cessa enfin de s'acharner à retarder son propre désir et son propre plaisir, puis les fortes contractions du sphincter de son Gabriel, les sursauts vigoureux de son membre, la sensation de puissants jets tièdes entre leurs corps lui signalèrent la force du plaisir de Gabriel en plein orgasme et cela déchaîna le sien.
Il se poussa à fond dans le canal accueillant, étroit et brûlant du garçon et, en les appuyant de gémissements de plaisir, bas et rauques, il lui donna toute sa semence virile dans une série de forts jets.
Ils se détendirent, Alexandre, couché sur le corps doux de Gabriel, le caressa et l'embrassa. Quand petit à petit leurs corps furent revenus à la paix des sens, Alexandre lâcha un soupir bas et long.
"Gabriel, tu es mon bonheur, ma vie..."
"Et toi les miens, mon amour. Comment cela peut-il, à chaque fois, me sembler plus beau que la fois d'avant ?"
"C'est vrai pour moi aussi, mon amour. N'est-ce pas merveilleux ?"
"Et j'aime tant m'endormir entre tes bras, après qu'on ait fait l'amour et, au matin, me réveiller les membres entrelacés avec les tiens..."
"Oui... Ecoute, Gabriel, il y a quelque chose que je veux te demander, que toute la journée j'ai voulu te demander, quelque chose que je voudrais que tu fasses pour moi..."
"Dis-moi, mon amour. Tu sais que tu peux me demander n'importe quoi, que si c'est possible, je le ferai, non ?"
"Oui, je sais, mon amour. Bien. J'ai vu mon avocat, aujourd'hui..."
"Oui."
"Je lui ai demandé quels sont les papiers à préparer, si tu es d'accord, pour que je puisse t'adopter, te donner mon nom..."
"M'adopter ? Me faire devenir ton fils ? Que je m'appelle Gabriel Spalleri ?" lui demanda-t-il en écarquillant les yeux et en accentuant son sourire.
"Comme tu es majeur, on ajouterait mon nom au tien, tu deviendrais Gabriel Bettazzi-Spalleri..."
"Oh oui, ça me plairait ! Mais..."
"Mais, mon amour ?"
"Ne me demande pas de t'appeler papa quand on fait l'amour..." lui dit-il avec un sourire espiègle.
"Non, bien sûr, tu m'appelleras comme tu veux... tu m'appelleras amour..."
"J'aurais préféré perdre mon nom, mais si on ne peut pas... Mais, à part les documents légaux, je pourrai signer juste Gabriel Spalleri, non ?"
"Oui, bien sûr. Alors, tu es content ?"
"Bien sûr, si à toi ça te fait plaisir, bien sûr que je suis content !"
"Il y a autre chose que je voulais te dire..."
"Une autre surprise ? Si elle est belle comme celle-là..."
"Je l'espère. Alda ma dit que ça te plairait de pouvoir l'appeler maman..."
"Oui, elle est plus ma maman que ma vraie mère. Mais Alda a dit que ce serait embarrassant, alors..."
"Mais si je l'épousais, et qu'elle venait vivre ici... je ne l'épouserais que devant la loi, bien entendu, elle ne verrait jamais mon lit ni moi le sien, on ne ferait pas l'amour, parce que toi seul existes pour moi... Mais alors tu pourrais l'appeler maman même devant les autres..."
"Ce serait bien... ça me plairait... mais Alda, comment crois-tu qu'elle prendrait cette idée ?
"Je lui en ai déjà parlé, Gabriel... et elle a accepté."
"Vraiment ! Super ! Alors notre pièce pour Gerbini, après tout, ce n'était rien que... la répétition générale. Oui, j'aime beaucoup Alda, et je sais qu'elle m'aime bien... Vraiment, vous allez vous marier ?"
"Oui, juste après que j'obtienne ton adoption, on se mariera. Et elle viendra habiter ici, avec nous. On prendra soin les uns des autres."
"Mais tu ne feras l'amour qu'avec moi, hein ?"
"Bien sûr, mon amour. Alda ne voudrait pas le faire avec moi, ni moi avec elle, alors, tu n'as rien à craindre."
"Je sais, mon amour, que je n'ai rien à craindre de toi. Je n'ai aucune crainte tant que je suis entre tes bras ! Quand je me suis enfui de la maison, je pensais avoir perdu ma famille, mais maintenant, maintenant j'en ai une autre, bien meilleure !"
"Je t'aime, Gabriel, je t'aime tant..."
"Et tu te sentirais de..."
"Quoi, mon amour ?"
"De me dire de nouveau combien tu m'aimes... mais avec ceci ?" lui demanda Gabriel en caressant le sexe de son amant, qui recommença tout de suite à se dresser.
"Ce que j'en dis ? Mais tu lui as donné la parole et il a déjà l'air de répondre oui..." dit Alexandre en souriant.
"Même si demain on risque d'être un peu fatigués à l'usine ?" lui demanda-t-il avec un petit sourire malicieux, lui aussi de nouveau excité et plein de désir.
"Alda nous aidera à nous tenir éveillés : c'est elle qui fait le meilleur café !"
"Ah, c'est pour ça que tu l'épouses ?" plaisanta Gabriel.
"Oui, tout comme c'est seulement pour ne pas m'ennuyer que je fais l'amour avec toi..." répliqua Alexandre, badin.
Couché sur le côté, proche, Alexandre inséra ses jambes entre celles de Gabriel qui en souleva une pour lui faire de l'espace, ils courbèrent le bassin jusqu'à ce qu'Alexandre arrive à glisser de nouveau dans son amant et ils recommencèrent à faire l'amour avec calme et passion, avec une tendresses virile en s'embrassant et en se caressant, insouciants et heureux.