logoMatt & Andrej Koymasky Home
histoire originale par Andrej Koymasky


pin LE DEUXIEME LIVRE
DE MAR SWOONEY
CHAPITRE 7
CHUIK REPART

Mar continua à ramer à rythme régulier, puis Chuik le relaya. Ils ramaient en alternance et Mar aussi dormit un peu. Les heures passaient, les jours passaient et ils avaient déjà touché terre sur trois îles. Sur la deuxième, un peu plus grande, il y avait un village de Pêcheurs. Chuik voulut utiliser un peu de son argent pour acheter quelques poissons. Enfin ils arrivèrent à la cinquième île, la plus grande de tout l'archipel, à l'exception de celle de la Garnison.

Il y avait là une petite ville de près de quatre cents maisons, sise un peu à l'intérieur. C'était un village d'Agriculteurs avec l'inévitable château à côté. L'ensemble n'était ni clos ni pourvu de défenses visibles. Les maisons étaient semi enterrées et seuls les toits raides émergeaient du terrain, couverts de paille bien liée en petits paquets réguliers.

Ils décidèrent de s'arrêter pour se reposer une journée et, après en avoir obtenu la permission du Sage, ils campèrent hors de la ville, entre la plage et un ruisseau d'eau claire et fraîche. Ils utilisèrent la barque renversée comme abri, relevée d'un côté par deux grosses branches plantées en terre.

Le lendemain matin ils virent arriver un grand bateau à voile. Il accosta non loin de là où les deux amis s'étaient installés. Mar lavait sa tunique et son pagne au ruisseau et était donc nu, alors que Chuik, pas loin, cueillait des plantes sauvages comestibles.

Ils regardèrent vers la rive : un groupe de cinq personnes vêtues de façon fantaisiste, baissa la voile et sauta sur la plage d'où ils tirèrent le bateau à sec. Puis tous les cinq remontèrent à bord et en redescendirent avec des instruments de musique en main. En en jouant, ils partirent vers le village.

"Des Artistes !" déclara Chuik.

Du village sortirent trois Agriculteurs accompagnés de quatre soldats. Les deux groupes se rencontrèrent à mi-chemin, pas loin de la barque de Mar et Chuik. Ce dernier s'était rapproché pour écouter. Mar aussi, de là où il était, pouvait entendre parce que les deux groupes parlaient à voix haute.

Les Artistes commencèrent, en se présentant. Puis ils se mirent d'accord sur les conditions pour trois jours de spectacle. Après quoi les Agriculteurs laissèrent deux Armés avec les Artistes et repartirent vers le village.

Chuik les rejoignit en courant et les arrêta : "Attendez. Mon ami et moi aurions plaisir à venir ce soir au village pour le spectacle. Vous nous le permettez-vous ?"

Le plus âgé des trois se gratta le menton : "Bah, pourquoi pas... pour autant que..."

"Que quoi ?"

"Si vous payez au village un grain chacun..."

"Accepté ! Voici nos deux grains."

"Mais non, vous les paierez ce soir. Mais pas d'armes, d'accord ?"

"Bien sûr !" s'exclama Chuik, joyeux.

Il revint en courant vers son ami : "On va s'amuser ce soir, Mar !"

Ce dernier sourit : le garçon était heureux comme un enfant. Entre temps les Artistes s'étaient mis à décharger de leur bateau des paniers et des ballots avec leurs instruments de travail. En déchargeant, celui qui s'était présenté comme Guzlek le masquier, glissa et s'étala par terre. La pile d'enveloppes de toile qu'il avait en main vola au loin et tomba lourdement sur les cailloux. Guzlek se releva vite et se précipita pour récupérer ses enveloppes. Il les ouvrit une à une et s'assit par terre l'air misérable avec les débris de deux masques en main.

"Oh non !" s'exclama-t-il à mi-voix, "c'est justement le vieux fourbe et l'amant timide qui sont cassés !"

Chuik s'était approché : "Mais les autres sont entiers ?"

"Oui, mais sans ces deux là..."

Guzlek était jeune, fin et bien fait. Chuik le regardait sans rien dire.

Guzlek poursuivit : "Trois jours de travail perdus, si ce n'est pas plus. Qui sait quand je pourrai trouver un artisan pour lui commander deux masques !"

Chuik s'était accroupi à côté : "Je peux les voir ?"

"Prends... ils sont fichus !"

Chuik en rapprocha les morceaux. Ils étaient sculptés dans un bois fin et clair, incolore, l'un avec des traits décidés et profonds, l'autre en volumes doux et lisses.

"Combien peuvent-ils coûter, ces masques ?"

"Au moins trois clous l'un."

"Si tu me donnes deux clous, moi je peux t'en sculpter deux neufs, avant ce soir."

"Toi ? Tu es artisan ?"

"Non, mais je sais bien sculpter. En une demi-journée je ne te promets pas de faire un aussi beau travail, mais je suis sûr que ça te permettra de travailler."

Guzlek le regarda : "Pourquoi ferais-tu cela ?"

"Et bien... parce que je n'ai rien d'autre à faire et puis parce que j'aime sculpter et puis parce que... ben, parce que... tu m'es sympathique." Termina-t-il en rougissant.

Mar regardait de loin. Il n'entendait pas ce qu'ils se disaient, mais il remarqua comment ils se regardaient et il sourit.

Chuik et Guzlek montèrent au village. Peu après ils revinrent avec un beau morceau de bois clair en main et une poche d'outil de sculpteur. Ils discutaient avec animation.

Mar s'approcha et entendit Chuik dire : "Le travail le plus long c'est de couper ce bloc en deux et de bien ébaucher les formes. Ceci fait tout devient simple."

"Ohé, Chuik !"

"Oui Mar ?"

"Je peux peut-être t'aider."

"Je ne crois pas que... sauf si... tu veux dire comme tu as..."

"Pardon, Chuik, tu peux venir avec moi un instant ?"

Ils s'éloignèrent de Guzlek qui les regardait l'air intrigué.

"Ecoute, Chuik, je ne veux pas que l'Artiste sache pour mon talisman, mais je pourrais essayer de l'utiliser si tu te charges de l'éloigner pour qu'il ne voit pas."

"Ce serait magnifique ! J'aurais plus de temps pour travailler les détails, mais tu crois que ça marchera ?"

"Je crois que oui. Trace-moi les lignes selon lesquelles tu veux que je le coupe, éloigne l'Artiste et j'essaierai."

"D'accord. Je lui dirai de m'aider à trouver les herbes à polir."

Ils revinrent vers Guzlek. Chuik prit le bloc de bois et, aidé par l'Artiste, il commença à tracer les lignes, en expliquant à haute voix comment devait être la coupe, comme s'il le disait à l'Artiste, qui acquiesçait satisfait. Puis il posa le bloc sur une pierre.

"Viens, Guzlek, maintenant allons chercher les herbes pour polir les masques finis." Dit alors Chuik et il s'éloigna avec l'Artiste.

Les autres étaient alors déjà montés au village pour installer la scène. Quand Mar fut seul, il prit le bloc de bois, s'assit sous la barque et avec son laser il coupa avec soin le bloc et tailla l'ébauche. En quelques minutes il avait fini. Il prit tous les morceaux de bois et les remit sur la pierre. Puis il retourna au ruisseau où il avait mis ses habits à sécher. Il remit le pagne qui était sec et tourna la tunique pour qu'elle termine de sécher. Puis il partit vers là où les deux autres avaient disparu pour les appeler.

Il les vit assis derrière un arbre, au-delà une colline proche : ils étaient enlacés et ils s'embrassaient ! Tous deux caressaient et fouillaient des mains le pagne de l'autre.

"Quel bon système pour l'empêcher de regarder !" pensa Mar amusé en se retirant en silence. Quand il fut hors de vue, il appela : "Chuik, Artiste, où êtes-vous ?"

Ils arrivèrent tous les deux.

"Vous avez trouvé les herbes ?" demanda Mar l'air innocent.

Chuik parut gêné : "Pas encore, Mar..."

"Bon, alors va te mettre à sculpter, moi je continue à chercher avec l'Artiste. Je connais l'herbe qu'il te faut."

Chuik acquiesça et partit vers la pierre. Mar s'éloigna avec l'Artiste : il ne voulait pas qu'il se rende compte que le bois était taillé et les ébauches faites. Ils errèrent ça et là en regardant par terre, jusqu'à ce que Mar trouve les bonnes herbes.

"Voilà, c'est celles-là, tu vois ? On doit juste prendre les tiges sèches. Aide-moi." Dit-il, et il se pencha pour en cueillir.

Guzlek se pencha à côté et se mit à en cueillir.

"Pardon, comment t'appelles-tu ?"

"Mar."

"Ah, Mar, ça peut te paraître indiscret, mais... Chuik serait-il ton époux ou ton amant ?"

Mar le regarda en feignant la surprise : "Non, on est juste amis. Pourquoi ?"

"Oh, rien... comme ça. Et où allez-vous ?"

"Lui je ne sais pas, j'ignore ses intentions. Moi je vais à l'île des Accueilleurs. Et vous ?"

"Nous rentrons."

Mar se dit que si Chuik, avant, ne flirtait pas juste pour tenir l'Artiste occupé, il se pourrait qu'il ait trouvé la solution à son problème : "C'est un garçon bien, Chuik et très gentil, aussi."

"Oui, il en a l'air."

"C'est aussi un homme généreux et très sympathique, de très bonne compagnie."

"Mhmh."

"Tu ne trouves pas ?"

"Oh si, bien sûr."

"Et puis il est libre. Il n'a ni famille ni travail et avant de le quitter je voudrais le savoir installé d'une façon ou d'une autre..."

"Vous vous quittez ?"

"Et bien, tôt ou tard..."

L'artiste ne dit rien et ils continuèrent leur cueillette.

"Il en faut beaucoup ?" demanda Guzlek.

"Oui, il vaut mieux en cueillir plus."

"Il sculpte bien, Chuik ?"

"Très bien. Regarde, ce talisman c'est lui qui l'a fait."

L'autre regarda : "Il est très beau..."

Mar avait compris, mais en rusé compère, il demanda : "Qui, Chuik ?"

L'Artiste rit : "Oui, lui aussi. Mais je parlais du talisman."

"Il te plait ?" demanda Mar.

Cette fois ce fut l'autre qui fit l'innocent : "Quoi, le talisman ?"

"Non," dit Mar en le regardant dans les yeux "je parlais de Chuik."

Le jeune artiste parut un peu incertain, un peu gêné.

"Il n'y a rien entre lui et moi, que de l'amitié." Insista Mar, "Tu peux parler tranquillement, avec moi."

"Et bien... je crois que oui."

"Tu as peu de temps pour le comprendre. Demain matin je dois partir et j'aimerais savoir si je pars seul ou non..."

"Ça t'ennuierait s'il venait avec moi ?"

"Mais non, au contraire ! Si entre vous... je veux dire, si Chuik décidait de rester, moi ça m'irait bien. Sauf que..."

"Que quoi?"

"J'ai besoin de la barque. Comment ferait Chuik pour quitter l'île ?"

"Il pourrait venir avec nous."

"Mais les autres seraient d'accord ?"

"Si c'est moi qui leur demande... si pour moi c'est important..."

"Oui, mais ça l'est ?"

"Ça se pourrait..."

"Mais d'ici demain matin la chose devra être décidée."

"La nuit est longue..."

"Si on ne dort pas..." ajouta Mar avec un sourire un peu malicieux.

"Bien sûr."

Ils cueillirent plus d'herbe et revinrent. Chuik travaillait. Un des masques prenait déjà forme. Guzlek l'observa et fit un signe d'approbation, puis commença à donner des conseils et des indications. Mar enfila sa tunique, sèche à présent.

"Chuik, je vais me promener. Je m'ennuie à ne rien faire."

Chuik approuva bien vite. Quand Mar revint, plus tard, l'Artiste satisfait polissait le premier masque tandis que Chuik avait déjà bien avancé le second. Il le finit peu après et le regarda les yeux mi-clos, le tenant les bras tendus.

"Je ne l'ai pas fait exactement comme le cassé, mais j'espère que ça ira bien, au moins provisoirement."

Guzlek le prit et le regarda : "Comme l'autre, il est un peu différent de l'original, c'est vrai, mais il a sa personnalité. Je crois que tu as fait tes deux chef-d'œuvres, Chuik. Je suis impatient de voir le vieux Elmeheb, le maître des masquiers, pour lui demander son avis. Je suis sûr que tu ferais des affaires en or, Chuik, si tu te mettais à faire le sculpteur de masques.

"Maintenant je dois bien les étudier, je dois en comprendre à fond les nuances de leurs caractères, pour pouvoir les utiliser ce soir. Tu vois, ils sont un peu différents de ceux qui sont cassés, alors je ne peux pas reprendre le rôle habituel. Elmeheb les 'sent' les masques, il communique avec eux et les fait vivre à tel point qu'on croit ne plus voir un masque mais une vraie personne. Sur lui les masques acquièrent une vie propre. Elmeheb ferait fureur en utilisant ceux-là. Je suis moins bon que lui, mais je tâcherai de faire en sorte que ton travail soit valorisé, Chuik."

Guzlek s'éloigna, absorbé, les deux masques en mains. Restés seuls, les deux amis mangèrent.

Mar aventura : "Sympathique, l'Artiste. Ça me fera plaisir de voir comment il travaille."

"A moi aussi."

"Il a l'air de beaucoup t'apprécier, Chuik."

"........"

"Son idée pourrait être bonne : te faire sculpteur de masques. Ça pourrait être ta voie."

Chuik ne répondit pas. Après le repas ils montèrent au village pour le spectacle. Chuik n'eut d'yeux que pour Guzlek. Ils revinrent tous ensemble.

"Tu as été magnifique, Guzlek !" lui dit-il en chemin.

"Non, pas encore. Mais demain ça ira mieux, je le sens, parce que je vais mieux connaître les masques que tu m'as sculptés, et alors..."

Arrivés près de la barque renversée, Mar dit à haute voix, de façon à être entendu par les deux : "Cette nuit j'ai envie d'aller dormir dans le bois : j'ai trouvé un coin fantastique..." et il s'éloigna en les saluant.

A l'orée du bois, il s'arrêta derrière quelques buissons et attendit. Il vit les Artistes remonter sur leur bateau, mais Guzlek s'attardait près de la barque avec Chuik, à lui parler. Par brides Mar entendait à travers la douce brise nocturne le son des voix des deux garçons, mais sans distinguer les mots. Puis il vit les ombres des deux garçons glisser en silence sous la barque renversée.

"C'est fait !" pensa Mar satisfait, et il s'éloigna.

Il se chercha un coin pas trop inconfortable et s'installa pour passer la nuit. Il avait un peu froid, mais si tout marchait bien, ça en valait la peine.

Pendant ce temps, sous la barque, Guzlek et Chuik étaient de nouveau enlacés et ils s'embrassaient. Peu à peu ils se déshabillèrent l'un l'autre et, à peine furent-ils nus, chacun s'empara de l'érection de l'autre.

"Chuik, tu sais, tu me plais à en crever !"

"Toi aussi tu me plais beaucoup, Guzlek. J'avais hâte de pouvoir faire l'amour avec toi. Tu sais que tu es beau, même là, entre les jambes ?" lui dit-il et il se pencha pour embrasser, lécher et sucer le beau sexe de l'Artiste.

"J'ai envie de te prendre, Chuik..." lui murmura Guzlek peu après, en le caressant intimement.

"Et moi j'ai très envie que tu me prennes... avec ce si beau membre dur et chaud."

"Tu l'as déjà fait avec d'autres ?"

"Oui, avec un ami."

"Avec Mar ?"

"Non, jamais avec lui... même si j'aurais bien aimé... Non, c'était un garçon de mon âge, au village. Parfois il me prenait et parfois c'était moi qui le prenais..."

"Que préférais-tu, Chuik, prendre ou être pris ?"

"Etre pris... et toi, Guzlek ?"

"Moi j'aime prendre, alors on devrait bien s'entendre, toi et moi..."

"Oui... Prends-moi..."

Guzlek fit s'étendre Chuik et se mit sur lui. En quelques coups habiles il le pénétra et se mit à fourrager en lui, pendant qu'il lui caressait le sexe et lui titillait avec art les tétons. De temps en temps ils échangeaient de profonds baisers.

"Tu me plais tant, Guzlek ! Moi aussi je te plais ?"

"Oui... oh oui, tu me plais... Tu es un garçon adorable."

Soudain l'Artiste jouit et déchargea dans le chaud canal étroit du garçon. Alors il se retira de lui et approcha ses lèvres de son pubis et se mit à le sucer, jusqu'à ce que Chuik aussi jouisse dans sa bouche.

Ils se détendirent, apaisés et sereins. Puis Guzlek le prit dans ses bras, l'attira contre lui et l'embrassa sur la bouche.

"Pars avec nous... j'aimerais te connaître mieux... j'aimerais que tu sois mon copain."

"Mais les autres voudront de moi ?"

"Bien sûr que oui, avant tout de l'excellent sculpteur que tu es, mais aussi parce que, si tu es mon copain, leur choix sera de me refuser moi aussi ou de nous accepter tous les deux. Alors, tu acceptes ?"

"C'est vrai, tu veux que je sois ton copain ?"

"Bien sûr. Tu ne veux pas que je sois le tien ?"

"Mais... tu penses aussi à... à m'épouser ?"

"Pour ça il faudrait qu'on se connaisse mieux, mais j'espère vraiment que oui, un jour. Tu en aurais envie ?"

"Bien sûr, tu as raison, il faudrait qu'on se connaisse mieux. Mais j'aimerais pouvoir un jour me marier... avec toi, je veux dire, si on voit qu'on est bien ensemble..."

Au matin Mar se réveilla tout courbatu et transi. Il se massa longuement les muscles, fit un peu d'exercice physique, puis revint vers la barque. Une fois là il regarda dessous : Chuik dormait, seul, complètement nu. Mar se demanda si pendant la nuit tout s'était bien passé entre l'Artiste et son ami, et il souhaitait que oui.

Il se pencha vers lui et le secoua : "Chuik ! Ohé, Chuik, réveille-toi ! Chuik !"

Le garçon se retourna, sans se réveiller, mais son visage affichait un air satisfait. Mar sourit et l'appela encore.

Son ami ouvrit les yeux : "Oui, Mar ?"

"Lève-toi, c'est l'heure de partir. On doit fixer les provisions et pousser la barque à l'eau."

"Si tôt ?"

"Oui, allez. Lève-toi, sors de là-dessous."

Chuik sortit de sous la barque et s'étira : "Je ne viens pas, Mar. Je vais t'aider à préparer la barque, mais je reste ici... je pars avec Guzlek."

"Avec Guzlek ?"

"Oui, avec lui."

"Il te plait, alors, ce petit jeune."

"Ben oui, il me plait beaucoup... Et il m'a proposé un bon travail... moi aussi je lui plais... Tu sais, on a fait l'amour, et c'était très bon... et si je pars avec lui, une chose en entraîne une autre, tu vois, et..."

"Bien sûr, Chuik, bien sûr, c'est d'accord. Je suis très content pour toi. Mais je devrais te payer la moitié de la barque et je n'ai plus assez de rondelles..."

"Pas de problèmes, la barque est à toi. Je n'en ai plus besoin."

"Tu veux dire que tu m'offres ta moitié ?"

"Non, je veux dire qu'elle est à toi. C'est toi qui a obtenu ces six clous en plus du Conciliateur. Moi j'aurais cédé. Alors la barque est à toi."

"Alors nos chemins se séparent ici."

"Oui, Mar. Merci pour ta compagnie. Je suis très content de t'avoir connu. J'espère sincèrement qu'un jour on pourra se rencontrer encore."

"Je l'espère moi aussi. Et je te souhaite de trouver le bonheur avec Guzlek. Il m'a fait bonne impression, ce jeune homme."

Chuik l'aida à installer tout dans la barque et à la pousser à l'eau. Il se saluèrent avec affection et Mar commença à ramer et à s'éloigner du rivage.


Chapitre précédent
back
Couverture et table des matières
couverture
8eEtagère
Etagère 8
Chapitre suivant
next


navigation map
recommend
corner
corner
If you can't use the map, use these links.
HALL Lounge Livingroom Memorial
Our Bedroom Guestroom Library Workshop
Links Awards Map
corner
corner


© Matt & Andrej Koymasky, 1997 - 2008