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histoire originale par Andrej Koymasky


pin AKIM, AKIM... CINQ

La nouvelle année scolaire commençait, comme mille autres. Les sessions de rattrapage puis la formation des nouvelles classes.

Il y avait un nouveau dans sa troisième : un jeune égyptien, Akim Abd'el Fawzi, à seize ans, il avait deux ans de retard sur les autres élèves. C'était un garçon déjà bien développé, fin, grand, les cheveux noirs et frisés, de vifs yeux noirs, le visage d'un ovale parfait, la peau olive et des dents parfaites, très blanches. Il avait une expression presque soucieux.

Il était vêtu de façon simple et modeste, mais il était propre et net. Après le premier cour, où comme d'habitude Piero s'était présenté et avait expliqué le programme et ses méthodes, et après s'être occupé des deux classes suivantes, il était allé au secrétariat consulter le dossier du jeune arabe.

"Qui, le marocain ? avait demandé la jeune secrétaire.

"Non, l'égyptien, Akim Abd'el Fawzi" répondit sèchement Piero.

"Bon, égyptien marocain... c'est toujours un 'tu veux acheter ?' Ils sont tous pareils, n'est-ce pas, profeseur ?"

"Pas du tout. C'est un élève de ce lycée et il se trouve qu'il est égyptien." La rembroua Piero encore plus sèchement.

La fille haussa les épaules et chercha le dossier demandé. Piero le parcourut. Il venait du collège de Porta Palazzo. La lie de la ville. Il était passé, mais avec des notes vraiment médiocres, c'est à dire qu'ils l'avaient certainement autorisé à passer dans la classe supérieure 'pour avoir atteint la limite d'âge' comme disaient certains profs.

Il habitait rue des Trois Poules... profession du père : manutentionnaire au marché de poissons. De la mère : femme au foyer. Le tableau était complet. Et il était inscrit en section classique, la plus difficile ! Piero rendit le dossier en réprimant à peine un soupir, puis il se rendit en salle des profs.

"Salut, Cerulli. Nous avons un égyptien dans notre quatrième, tu sais ? Demanda-t-il à sa collègue de religion.

"Oui, je ne l'ai pas encore vu, mais le proviseur m'en a parlé."

"Je suppose qu'il a demandé à être excusé pour tes cours."

"Non, bizarrement, non. Il semble qu'il ne soit pas musulman, mais chrétien... copte, je pense."

"Ah, intéressant. D'autres informations ?"

"Il a été admis pour..." répondit-elle avant de s'interrompre.

"Age limite." Suggéra Piero.

"Oui, plus ou moins. J'imagine qu'on va avoir du fil à retordre..."

"Tu crois ? Pourquoi ?"

"Il n'a aucune des bases nécessaires, il va encore perdre une année et il n'en sera que plus frustré..."

"Mais ce ne sera pas le seul. Tu sais bien comme la petite section prépare mal les élèves, de nos jours..."

"Mais lui... pauvre garçon..."

"On tâchera de l'aider, Tu ne crois pas ?"

"Si, bien sûr, mais ce ne sera pas facile. Tu sais comment sont ces arabes..."

"Non, comment ?" demanda Piero en cherchant à cacher l'énervement dû au ton de sa collègue.

"Méfiants, renfermés..."

"Bien, à nous de vaincre sa méfiance et de l'aider à s'ouvrir, s'il est renfermé, non ?"

"Et bien... on essaiera, bien sûr... pauvre petit."

"Et pour commencer, tâchons de ne pas penser à lui comme à un pauvre petit. S'il s'est inscrit en section classique, c'est au moins qu'il a quelques ambitions."

"Ou des illusions ?"

"Peut être moitié moitié. Mais tâchons de ne pas le décevoir."

"Parfois, la déception peut rendre service."

"Je croyais trouver une alliée en toi, Cerulli."

"Une alliée, pour quoi ?"

"Pour essayer d'aider cet Akim."

"Mais bien sûr qu'on va l'aider, tout ce qui est humainement possible."

"Au moins sur le plan culturel." Dit Piero en insistant lourdement sur le dernier mot.


L'année scolaire avançait et les problèmes commencèrent.

Akim écrivait un italien effroyable, dénué de grammaire et il écorchait les mots au point qu'il était souvent difficile de comprendre ce qu'il cherchait à dire. A l'oral aussi il s'exprimait mal et d'évidence les ricanement des autres élèves lui faisaient honte. Mais Piero arrêta net les ricanements, en disant clairement qu'ils devraient avoir honte de se moquer d'un copain qu'ils feraient mieux d'aider.

Il se mit à corriger les compositions d'Akim avec un soin particulier en écrivant sur ses copies des explications sur tous les points à corriger, et en lui demandant d'essayer de recommencer le devoir. Le garçon s'exécutait, toujours sérieux, toujours gêné, mais il le faisait. Il était presque toujours isolé des autres, et pendant la récréation il restait en classe pour reprendre ses devoirs et étudier.

Et les problèmes commencèrent avec ses collègues. Le prof de math posait moins de problèmes que les autres, en fait lui aussi s'était dédié à combler les lacunes du garçon et il avait fini par décider de faire un programme de rattrapage pour lui seul. Mais les autres collègues... ils le considéraient tous comme irrécupérable et renonçaient à perdre du temps avec lui, malgré la pression et l'insistance de Piero et de Ferrero, le prof de maths, et de madame Cerulli.

A la fin du premier trimestre, la moyenne d'Akim était en dessous de huit sur vingt, malgré deux dix, en italien et en maths. En latin il avait quatre, en grec deux !

Un jour, à la réunion avec les parents d'élèves, le père d'Akim se présenta. C'était un homme sec, les tempes un peu dégarnies, robuste mais pas une brute. Piero comprit qu'il était comptable diplômé, en Egypte. Il parlait un italien simple et incorrect, mais clair.

Le père lui dit que d'autres profs lui avaient conseillé de sortir son fils de l'école.

"Tu penses pareil de mon Akim, monsieur professeur ?" demanda-t-il en tordant son béret dans ses mains.

"Le garçon veut continuer ou arrêter ?" demanda Piero au lieu de répondre.

"Continuer, continuer, lui. Mais je dis: je dépense les sous. Mais je me plains pas. Mais si tous dire arrêter, je dis : à quoi bon continuer ?"

"Parce qu'il veut continuer. Il redoublera peut-être, peut-être deux fois, mais c'est un garçon intelligent et je crois qu'il peut réussir."

"Ah, mon fils dit toi bon professeur. Il dit toi passer beaucoup de temps à lui apprendre. Et professeur mathématique aussi. Mais..."

"Ecoutez, monsieur Fawzi, nous voulons aider votre fils, non ?"

"Mais oui, bien sûr, c'est pour ça être là. Mais moi pas pouvoir payer autre professeur, j'ai trois autres enfants et ma femme...."

"D'accord, je comprends. Mais essayons. Si Akim travaille beaucoup, il devra peut-être redoubler, mais l'an prochain il pourrait passer."

"Oh, lui travailler beaucoup, oui, très beaucoup et sa tête tombe sur livre le soir et moi l'envoie au lit parce que je dis santé plus importante que livres..."

"Vous avez tout à fait raison, monsieur Fawzi. Bien, nous essaierons de l'aider. Revenez me parler, surtout s'il y a des problèmes."

"Merci, monsieur professeur, merci. Tu es un homme dans le cœur de Dieu. Merci." Dit-il avec un sourire reconnaissant.


Les vacances de Pâques arrivèrent.

Le dernier jour de classe, Akim donna à Piero une petite colombe en pain d'épice, faite par sa mère, et lui demanda : "Je peux avoir l'adresse du professeur pour lui envoyer le carte de Pâques ?"

"On dit : la carte. Oui, mon adresse est dans l'annuaire. Il n'y a qu'un Piero Gribauldo, moi. Mais ne gâches pas le timbre, tu viens de me donner tes vœux, merci."

"Je ne gâcher pas... ne gâche pas si c'est pour vous."

Piero sourit mais insista. Akim, toujours sérieux et toujours soucieux, acquiesça et partit vite à la station de tram. Piero monta en voiture et rentra. Ce garçon faisait de réels progrès en italien et en maths. S'il pouvait être aidé dans les autres matières... Mais comment faire ? Il était intelligent, et pas qu'un peu. Et il avait une volonté incroyable pour un garçon de seize ans. Mais ça ne suffisait pas.

Arrivé chez lui, il fit quelques achats pour le repas et monta se préparer à manger. Il dîna puis se mit en robe de chambre, mit un CD, s'assit pour lire le journal. Il avait décidé qu'il passerait cette semaine de vacances de Pâques à la maison, il avait en tête une nouvelle qu'il voulait écrire tranquillement.

Vers seize heures il posa le journal, alla à son bureau, prit un nouveau dossier, une ramette de feuilles blanches et son stylo, s'assit et commença à écrire.

Il en était à la cinquième page quand il entendit sonner. Il se leva en se demandant qui ça pouvait être, il n'attendait personne. "Sans doute des témoins de Jéhovah..." pensa-t-il un peu sèchement. Il ouvrit.

"Akim ! Que fais-tu ici ?"

"Je n'ai envoyé aucune carte, alors mais..."

"Cependant." Le corrigea automatiquement Piero.

"Oui, cependant je dois... parler au professeur. Si professeur veut et a du temps pour moi."

"Entre." Dit Piero en soupirant, mais il s'écarta pour le laisser passer.

Il le conduisit à son bureau, lui donna une chaise et lui fit signe de s'asseoir. Le garçon s'assit sur le bord, droit, les jambes jointes, les mains croisées sur les genoux, sérieux et, comme toujours, soucieux.

"Alors ? Qu'avais-tu de si urgent à me dire ?" l'encouragea Piero, intrigué de cette visite.

"Je ne suis pas stupide, vrai ?"

"Très vrai."

"Je ne suis pas un faitnn... feignant, si ?"

"Un fainéant ? Non, pas du tout."

"Non. Pas fainéant, pas stupide. Mais moi, même si suis un peu plus bon en italien..."

"Meilleur, on dit meilleur."

"Oui, meilleur. Meilleur en italien et aussi un peu en maths, tout le reste je suis mal. Non, attendez... Pour tout le reste, je suis mauvais." Se corrigea-t-il.

"Oui, malheureusement."

"Oui, malheureusement. Mais je ne veux pas être mauvais dans les autres matières. Je sais que je le peux et je... et si je fais fautes d'italien, s'il vous plait laissez-moi me tromper... je sais pas comment faire si personne m'aide. Quand professeur Genta, et pas que lui, non, je ne comprends pas certains de ses mots et je dis... désolé, je pas compris, mais lui dit qu'il ne peut pas perdre son temps pour moi et au-revoir !"

Piero écouta en silence la longue plainte du garçon et éprouva de la tendresse pour lui. Ses yeux étaient plantés dans les siens, fixes et pénétrants. Piero se souvint avoir entendu que, chez les arabes, fixer des yeux était signe de sincérité et il chercha à ne pas détourner le regard, à éviter de baisser les yeux.

"Oui, Akim, je te comprends, mais je ne vois pas comment je..."

"Toi... vous professeur bon et intelligent. Bon enseignant. Vous devez m'aider à étudier." Dit Akim presque comme un défi.

"Oh... mais tu vois, mon garçon, je le ferais, moi. Mais tu sais qu'un professeur n'a pas le droit de donner des cours particuliers à un de ses élèves, hein ?"

"Mais vous me donner pas de cours particuliers parce que moi pas demander pour italien. Pour italien et maths vous déjà aider beaucoup en classe. Et puis pas cours particulier, parce que mon père pas beaucoup d'argent, pas pouvoir payer et pas encore savoir que moi ici. Mais si professeur Gribaudo m'aide il doit perdre beaucoup de temps. Alors j'ai pensé... je suis pensé ?"

"Non, j'ai pensé était correct." Dit Piero en souriant.

"C'est ça, j'ai pensé que moi faire vaisselle, laver par terre et faire lit... le lit. Je sais faire ces choses. Mais pas pouvoir payer, alors pas être cours particuliers : le professeur m'aide et moi je l'aide. Je sais faire beaucoup de choses. Je..."

Et il se tut sans détacher le regard du sien et Piero lut dans ses yeux une prière si triste, si pressante et si touchante qu'elle se passait de mots et les dépassait. Cela l'émut et il sut qu'il ne pouvait pas lui dire non, il ne pouvait pas décevoir ce garçon qui le suppliait de lui venir au secour, de ne pas l'abandonner. Il déglutit deux ou trois fois, de peur que sa voix ne trahisse son émotion.

Puis il dit : "Ecoute-moi bien, Akim. Je voudrais t'aider, vraiment, mais... non, laisse-moi terminer. Maintenant il faut que tu me laisse le temps d'y réfléchir. Reviens d'ici une heure, ça te va ? Et je te donnerai ma réponse. Donne moi juste le temps d'y penser."

Akim acquiesça, toujours sérieux, toujours soucieux, mais il se leva, ébaucha un salut de la tête : "Merci. Une heure. C'est bien. Merci." Dit-il et il partit résolument vers la porte.

Piero se leva pour le reconduire mais le garçon était déjà sorti et avait refermé la porte derrière lui sans faire de bruit.

Piero se rassit et lâcha un long soupir bruyant. Il se gratta la tête puis pris le téléphone et appela Carla.

"Piero, c'est de la télépathie ! J'allais t'appeler pour te souhaiter de joyeuses pâques."

"Comment va la jeune maman ? Et son gros ventre ?"

"Pas mal. C'est une question de jours maintenant, peut-être d'heures..."

"Pauvre petit..." dit Piero sur un ton de plaisanterie.

"Quoi ? Pourquoi ?"

"Naître si près de Pâques : il n'aura jamais qu'un seul cadeau pour son anniversaire et pour Pâques, quelle malchance."

Carla rit : "Je n'y avais pas pensé. Je te promets que je lui ferai toujours deux cadeaux : tu es content ?"

"Bien sûr. Mais maintenant, écoute..." dit Piero et il lui raconta la visite d'Akim en concluant : "Tu ferais quoi, à ma place ?"

"Quelle question ! Dis-lui oui. Il suffit que la chose reste secrète au lycée. Et puis tu ne feras aucun mal, au contraire ! Fais-lui promettre qu'il garde le secret et dis-lui oui."

"C'était bien mon idée. Mais il y a une autre solution : je pourrais payer pour qu'un autre lui donne des cours particulier..."

"Non, ça te coûterait très cher !"

"Ça me coûtera de toute façon, je vais perdre plein de temps libre."

"Oh, ça va. Aider un garçon qui le mérite n'est pas perdre son temps, mais bien l'utiliser. Dis-lui oui. Après, quand je serai remise de l'accouchement, je pourrai peut-être lui donner quelques cours moi aussi, pour te soulager un peu..."

"Tu es sérieuse ?"

"Bien sûr, c'est promis."

"Bien, Carla, merci."

"Joyeuses Pâques, abruti!"

"Joyeuses Pâques, ma belle !"

Après une heure tout juste (bien que le garçon n'ait pas de montre, se dit Piero) il sonna. Il le fit entrer et s'asseoir et lui dit que c'était d'accord, qu'il l'aiderait, mais à une condition, et même deux.

"Tout ce que professeur veut, tout." Déclara solennellement Akim.

"D'abord, personne ne doit jamais savoir que tu viens ici, pour éviter tout problème."

"Bien, c'est normal. Je ne veux pas créer problèmes à professeur."

"Bien. Ensuite il ne faut pas que tu perdes ton temps à m'aider à la maison : je n'en ai pas besoin et ton temps est précieux, nous ne devons pas le gâcher. Tu auras besoin de tout ton temps et ce sera dur."

"Alors je saurai dire merci à professeur autrement à autre moment."

"Tu me diras merci en passant en classe supérieure. Ça me suffira, même si ce n'est pas cette année..."

"Non, non, cette année, si le professeur aider Akim."

"Bien, on commence quand ?"

"Demain matin être bien pour professeur ?"

"Demain matin. A neuf heures, ici. Avec tes livres et tes cahiers. Mais tu diras quoi, chez toi ?"

"La vérité. Je ne mens jamais à la maison. Mais ils ne diront rien, il garderont secret, il n'y a pas de problème."

"Parfait. A demain, Akim."

"A demain, professeur. Et merci, du fond du cœur."

Ainsi le garçon commença-t-il à venir régulièrement chez Piero.

Akim passait des heures et des heures chez lui et ils mangeaient souvent ensemble. Piero s'aperçut que finalement le garçon lui demandait peu de temps parce qu'il travaillait tout seul, juste de temps en temps, il demandait une explication ou se faisait corriger un devoir ou un exercice. Piero pouvait continuer à s'occuper de ses affaires, corriger les copies, préparer les cours du lendemain, écrire ses nouvelles, faire le ménage ou autre chose.

Sa présence ne lui pesait donc pas, au contraire, il commençait à apprécier cette compagnie discrète et silencieuse, cette figure fine absorbée par ses études. Parfois il l'épiait, le front plissé, un doigt jouant dans les cheveux, penché sur ses livres, et il sentait de la tendresse pour lui.

"Professeur toujours travailler et étudier." Observa un jour Akim.

"Bien sûr, si je veux être un bon professeur, je suis bien obligé."

"Oh, le professeur est un très excellent professeur. Oui, je sais que très excellent ne se dit pas, mais dans ce cas c'est juste." Dit Akim et, pour la première fois, son visage s'illumina un instant d'un sourire espiègle.

Pour Piero, ce fut comme s'il avait assisté à un miracle, à une révélation : le sourire transformait son visage et le rendait magnifique ! Piero se replongea dans ce qu'il faisait, troublé par ce qu'il venait d'éprouver pour le garçon. Ce n'était pas du désir sexuel explicite, pas du tout. Mais Piero se connaissait assez et était assez honnête pour savoir que sa réaction devant le sourire du garçon pourrait bien être les prémices d'une attirance physique, le début d'un désir fort. Et il ne voulait pas, il ne pouvait pas permettre à une telle chose de se produire. Il devait faire attention, très attention, se dit-il.


A la fin du deuxième trimestre, Akim avait une moyenne de 9,52 sur vingt. Ils en furent très fiers tous les deux. Pendant le conseil de classe, certains avaient fait remarquer les progrès inattendus du garçon dans toutes les matières.

"Une convulsion..." dit le professeur de grec.

"Vous ne pouvez pas dire ça !" le rembroua madame Cerulli, la prof de religion, "vous-même lui avez donné un huit, au lieu de l'infâme deux du premier trimestre !"

Piero sourit. En italien, en maths et dans deux autres matières il avait eu des dix (pas octroyés mais bien mérités, nota le prof de maths) et huit en latin. L'amélioration était notable et évidente dans toutes les matières.

Akim et Piero attaquèrent le troisième trimestre avec une détermination renforcée.


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